
C’est toujours comme ça. Un peu comme quand j’étais petit. A l’école communale de la Rose.
D’abord tu te prenais une bonne baffe ou un grand coup de pied au cul suivant la fantaisie de l’instituteur et puis seulement après arrivaient les engueulades qui devaient t’aider à donner un début d’explication sur le pourquoi de ces violences...
Ça m’a toujours fait penser à un phénomène météorologique, aux orages. Un éclair dans la gueule et le tonnerre des invectives, des aboiements. Allez pas penser qu’à l’école privée, ils étaient plus respectueux. Là où l’école Publique te la jouait physique, les curetons excellaient dans le registre pervers et sadique. Les champions de la torture morale. Tout l’art de te convaincre, de te persuader, jusqu’à que tu te condamnes toi même. Pour mieux accepter en retour les « justes » punitions. Comme disait l’illuminée du Poitou, la Jeanne d’Arc des Charente. La plupart du temps on méritait pas de tels égarements de la part de ceux qui était censé nous inculquer les « bonnes » valeurs morales. Les mêmes dont on nous rabat encore aujourd’hui les sacoches depuis l’avènement de l’hystérique de l’Elysée. Ces belles valeurs morales françaises, occidentales, blanches, civilisatrices, coloniales (Rayer les mentions inutiles) qui permettaient d’envoyer des contingents égorger et violer l’Afrique, l’Indochine, le Moyen Orient, la Martinique, la Guadeloupe (Rayer encore les mentions inutiles). La disproportion des punitions par rapport aux fautes commises étaient manifeste. Ça les empêchait pas de s’affubler du titre prétentieux de pédagogue. Bon, ça veut pas dire non plus que quelquefois, on faisait pas de vraies conneries. Mais en tout cas, le résultat escompté n’était jamais au rendez-vous. Tous leurs châtiments, leurs punitions ne nous ont jamais découragé d’en faire et d’en inventer de nouvelles. C’est ce qui m’amène à affirmer que Pape n’a jamais du fréquenter des institueurs de l’espèce qui sévissait du temps de mes communales. Sinon, il aurait vite compris que ses coups de gueule juste après la gifle donnée par les communistes étaient inutiles. Ou alors, lui aussi, c’est un passionné de la météorologie. En plus, pour la gifle on est tombé sur de vrais connaisseurs, des spécialistes. A croire qu’avec l’O.M., les soviétiques se surpassent. Des années qu’ils nous persécutent, ces mecs de l’Est. D’abord, la première, juste avec le plat de la main, bien dosée, suivant un axe oblique qui relie la narine droite au lobe de l’oreille droite, distillée au moment qui fait le plus souffrir. Et puis, inévitablement, la seconde, dans un mouvement artistique qui fait songer au tennis, appliquée du revers, qui vient s’écraser sur la joue gauche. Faut dire qu’en bons chrétiens les marseillais, quand ils tendent la joue droite, ils peuvent pas s’empêcher de tendre rapidement l’autre. Des garçons charitables, croyants et pratiquants, qu’ont bien appris leur catéchisme. Un genre d’équipe que la détresse de l’équipe adverse désarme. Des joueurs capables de donner leur maillot quitte à jouer torse nus. En tout cas incapables de supporter la culpabilité d’éliminer de pauvres cosaques ou d’enfoncer d’infortunés mineurs de fond qui s’expriment dans un patois douteux fait de Keu et de Qui et de Ch’teu, un langage de mecs du Nord… La souffrance des autres les émeut, les bouleverse…. Sous des apparences de guerriers tatoués, aux chevelures improbables et aux crêtes colorées, se cachent des êtres tendres et fragiles... Ils entrent sur le terrain, en procession, onze communiants… Et l’autre, le Numide de les engueuler… Pas du fréquenter non plus l’Université de psychologie…. Avec des sous entendus d’une finesse et d’une légèreté conformes à la légende du Président… Qui est le Nabab ??? Qui est le Vizir ??? Faudrait pas oublier non plus de se poser la question qui dérange : qui en a fait des Nabab, des Vizirs ??? En pleine renégociation de contrat, Samir est désigné comme responsable de l’élimination… Et les neufs autres ??? Des anges. Parfaits, irréprochables. La charnière centrale, un modèle ? De passoire ? La fin de saison va se compliquer. L’ambiance va se tendre. Nasri va partir et au vu de sa saison, c’est pas plus mal…. Mais en attendant, je suis inquiet. Les mecs de l’Ouest nous attendent. Un genre de populace habituée aux tempêtes, aux vents de force 12, auprès desquels le Mistral fait figure de brise légère. En plus, avec un nom pareil Carquefous… Les présages sont contre nous… Déjà la boussole olympienne ne tourne plus tout à fait rond… Elle s’est emballée dans un orage magnétique et médiatique aussi inutile qu’inefficace… Alors qu’il s’agissait d’un simple retour sur terre, un atterrissage un peu brutal mais salutaire… Y’a longtemps qu’on rêvait plus… Les miracles nous ont suffi… Ceux de Madanda, Kaboré et Valbuena… Vivement qu’ils rentrent à la maison… Vivement le Sud….
C'est un endroit qui ressemble à la Louisiane
A l'Italie
Il y a du linge étendu sur la terrasse
Et c'est joli
On dirait le Sud
Le temps dure longtemps
Et la vie sûrement
Plus d'un million d'années
Et toujours en été.
Il y a plein d'enfants qui se roulent sur la pelouse
Il y a plein de chiens
Il y a même un chat, une tortue, des poissons rouges
Il ne manque rien
On dirait le Sud
Le temps dure longtemps
Et la vie sûrement
Plus d'un million d'années
Et toujours en été.
Un jour ou l'autre il faudra qu'il y ait la guerre
On le sait bien
On n'aime pas ça, mais on ne sait pas quoi faire
On dit c'est le destin
Tant pis pour le Sud
C'était pourtant bien
On aurait pu vivre
Plus d'un million d'années
Et toujours en été.
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Transmis par: chipos
actif Lundi, 17 Mars 2008 @ 20:33