
Oubliez tous les mythes et légendes de votre petite enfance ! Oubliez les histoires de grands-mères ! Oubliez les fameux Nosfégaro ou Gardecula !!! Jugez de vos propres yeux la vérité sur les vampires et autres créatures maléfiques… Moi, Fabien De Chibanez, je serai votre narrateur tout au long de la vérité… Je vous invite donc à lire mes mémoires dont j’ai commencé la rédaction en mai 2008. Chaque instant est une mélodie d’une telle mélancolie sanglante, mais sans être barbare, que je vous bercerai doucement dans mon monde…
Que la jeune génération oublie Scream et autres néo-slashers tentant de mixer maladroitement humour et suspense !!! Point n’est besoin de passer à la Question, de subir les pires supplices pour avouer que la Ligue 1 est un pur chef d’œuvre d’angoisse et de terreur !!! Aucun évènement humoristique d’ailleurs anecdotique ne vient faire retomber la tension qui s’empare du supporter tout au long du déroulement de la saison… Cette fièvre le prend aux tripes dès le mois de juillet, lui noue la gorge vers le mois de janvier, lui gangrène ses derniers neurones vers le mois d’avril… Il se transforme alors en animal quelconque ou en loup, ou en chauve-souris suivant ses goûts ou ses humeurs... Plus rarement en grenouille, araignée, parfois même en légumes et autres objets inanimés… Il convient de noter que certains atteints de lycanthropie doivent ôter leurs vêtements avant de prendre la forme de loup-garou … Par un long hurlement surgit de nulle part porté par la musique fracassante d’ « Explosion Im Festspielhaus », le supporter exulte, chavire, essaie d’extirper sa frustration… Sur les airs poétiques et printaniers de Silent Hill, l’ambiance glauque se poursuit alors jusqu’au joli mois de mai… Les chœurs ténébreux de cette partition musicale le bercent dans cet univers macabre sans précédent pendant presqu’une année… Douze longs mois d’un véritable climat de stress et d’angoisse ininterrompus... Tandis qu’un « coach » déambule dans un stade encore fumant, jonché de feuilles mortes, baigné dans les brumes des feux de Bengale mal éteints… Dans les gradins, se déroulent des séances collectives de spiritisme dans lesquelles les hypnotisés, après les incantations d’usage, "voient" le destin tragique d’une horde de vingt deux sauvages, tatoués, aux chevelures empruntées aux guerriers des temps jadis… Des grognements… Du sang… Des os qui craquent…Des hurlements… La lune… Les haleines de bêtes fauves dans la forêt… Un conseil mystérieux réuni dans une vaste salle avec des flambeaux de marque asiatique… Une étrange créature ridée qui préside… on crie, on hurle, on invective… Tout devient noir... Les ténèbres… Encore les ténèbres… Plus de rage, plus de tumulte, toujours du noir, un écran noir… Je ne sens rien, plus de chaleur, plus de douleur… C’est long, très long, au moins 89 minutes… Il semblerait même que le temps n’a plus de prise... Mes yeux s’ouvrent enfin… Trouble est ma vision, lumière éthérée. Ma tête semble lourde comme du plomb, elle résonne et peine à se tourner… Je pense à ce mauvais vin qu’a apporté René… Etrange breuvage, boisson maléfique… René, mon vieux compagnon de route, mon vieil écuyer, a succombé également… Une soudaine transformation… D’ordinaire, après l’ingestion de plusieurs litres de pinard, on finit plutôt noir… Là, non… L’origine douteuse du breuvage ??? Par les temps qui courent, le sang du Christ est de plus en plus frelaté... on y trouve des substances de moins en moins miraculeuses… on s’est réveillé tout violet… Avec une croix rouge bizarre à hauteur du plexus solaire… Adepte d’un Stadium inconnu dans une ville rose, nostalgique du Vélodrome d’une ville désordonnée… Quand on a ouvert la bouche, y’a eu ce curieux cri… « Ô mon pays, ô Toulouse, ô Toulouse »... Et cette bave abondante qui cachait de longues canines… La rage !!! Ma prochaine visite chez l’orthodontiste va le surprendre le spécialiste des quenottes !!! René dans un premier temps a cru que c’était une histoire de dentier mal collé… Un truc rattrapable à grand coup d’araldite… Un type prévoyant le René, toujours un tube sur lui… De colle ou de toute autre substance… C’est le genre de colle qu’il s’enfile dans les naseaux et qui lui a fait tomber les cheveux et les ratounes… Dans le désordre… Vu la longueur des canines, le doute n’était plus permis… Vampire !!! Les monstres du Capitole allaient saigner les agneaux de la Capitale… L'eau verte du canal du Midi allait rougir… Et pas de timidité… Jusqu’aux mémés qui allaient castagner à nouveau… Une Garonne de cailloux, une violence bouillonnante jusque dans les violettes… Y’avait de l'orage dans l'air… Et les chants du moment avaient perdu leurs accents espagnols et gascons… Ils n’avaient plus rien de ces bulles de jazz, des phrasés des ténors aux poitrines à présent dégonflées… on aurait dû se douter… Y’avaient pourtant quelques signes annonciateurs pourvu qu’on sache les interpréter… on vivait déjà plus souvent la nuit que le jour… Ce don pour la séduction dont on se servait pour approcher certaines de nos proies, toujours des femmes, aurait dû nous alerter… Cette répulsion, cette aversion pour les symboles sacrés… Et par-dessus tout, cette incommensurable détestation pour les franciliens… Vampire !!! Mais vampire « moderne », pas comme dans les vieux films d’horreur, avec une longue cape noire et dormant dans un cercueil… on a un peu changé… Nous plutôt typés vu nos origines, on a à présent un mignon teint pâle, une peau d'une séduisante blancheur blafarde, couleur de lait… Maintenant indisposés par l'odeur de l'ail qu’on ajoutait jadis à toutes nos salades… Nos longs baisers langoureux vont s’en trouver autrement plus romantiques… on va encore faire des jaloux… Les roule-gamelles précoces… Sans compter l’économie substantielle de dentifrice et de brosses à dent... Adepte de l’alimentation végétarienne, on ne se nourrit désormais plus que de sang… Ou de saucisses, ou de boudins… Que l’on fait rissoler dans un peu de graisse de canard... René envisage de se faire une place dans la société comme on dit ! Comme lui, je refuse de parcourir les rues pour tuer des personnes… on s’est trouvé un job approprié. on travaille de nuit dans un hôpital... Le côté pratique qui nous permet de taper allègrement dans le stock des perfusions… Et peu importe le rhésus ou la couleur du sang… Bleu, noir, rouge… Pour le dessert, on a quand même une certaine préférence pour celui des diabétiques… Sans compter, qu’on profite du personnel féminin qui sous des blouses transparentes hantent les couloirs de notre C.H.U…. Ah !!! Les aimables fantômes !!! La dernière était vêtue toute de blanc, une vraie madone… Sauf ses sous-vêtements que l’on pouvait détailler à loisir : corset noir en satin et dentelles avec vue plongeante saupoudrée de paillettes pour un torride effet mouillé… Sa blouse légère était fendue, laissant parfois apparaître une jambe normalisée Barbie TM, dont le souffle d’air produit par la climatisation faisait flotter les pans en deux ailes d’un splendide oiseau nocturne découvrant le nid intime où l’on aurait bien aimé déposer nos œufs… Elle était vraiment chouette notre revenante… La gourgandine faisait saliver René de gourmandise. Une moue admirative se transforma alors en sourire béat, découvrant deux crocs étincelants… René : « Ca va, lâche-moi… Epargne moi tes reproches ou pire, tes conseils… Je me trouvais un peu trop pâle... C’est tout… Chibanez : T’as flashé hein ? Le prédateur trompé par sa proie… Ta coquetterie te perdra… René : Arrête tes conneries, ce genre de gibier ne m’intéresse pas. Chibanez : Bah quoi, elle n’est pas si mal… Elle me fait penser à une sucrerie... René : Tu parles, le silicone laisse un goût atroce et persistant sur le palais, sans compter le dérèglement intestinal persistant… J’espère que t’as prévu une poche de A + pour le souper de ce soir ? Je ne planterai plus mes crocs dans du plastoc ! » La disparition d'un coach dans la ville de Paris aura pour conséquence l'ouverture d'une porte de l'Enfer le samedi 17 mai 2008, jour de la Saint Pascal, privant les joueurs du repos éternel… Biendit, un jeune médium qui a failli mourir enterré vivant suite à la vision de cette disparition, partira avec Papaouetta, son sauveur, sur les chemins de Saint Jacques en direction de Lisbonne afin de trouver et de fermer la porte qui libérera les morts… Pendant ce temps, des événements très étranges se dérouleront dans cette ville... Le corps spectral du coach apparaitra une dernière fois et provoquera la mort très violente des gens qui l'apercevront... Les forces du mal seront lâchées sur Paris... La fin de saison est à présent connue… Conforme aux prédictions des sorcières et autres enchanteurs qui sévissent dans cet univers… Malgré un rythme assez lent, celle-ci ne sera désormais plus qu’une succession de scènes terrifiantes ou angoissantes, dont certaines resteront dans les annales, comme cette séquence haute en suspense où Sarkho, un jeune joueur sans plus trop d’avenir sera enfermé vivant dans un cercueil… Une scène grandiose où l’on se surprendra à frémir à chaque coup de pioche donné dans le bois du sarcophage… Et puis arriveront les manifestations des forces du mal, magistralement orchestrées par les Devil’s boys, les Supra Luciferi’s Forces et les survivants du IV° Reich plongés dans l’ombre de la clandestinité depuis plus de cinquante ans. on commencera doucement avec Lourdeau, un jeune breton qui se prendra une nouvelle fois une ignoble purée de vers, d’asticots et de boue sur le visage, pour ensuite assister à l’une des scènes les plus marquantes de la saison avec ce couple Ardent – Dément, prisonnier du spectre du coach. Celui-ci fera d’abord pleurer du sang à un remplaçant, avant de lui faire littéralement vomir ses boyaux après un Rot mémorable!!! Tout n’est plus que putréfaction...
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Transmis par: Davidoff
actif Dimanche, 04 Mai 2008 @ 11:17